Notre programme

En 2019, nous commençons à travailler un nouveau programme musical intitulé "Le printemps des poètes"

Ce programme regroupe des œuvres a capella ou accompagnées au piano et s’intéresse plus particulièrement à des œuvres musicales tirées de poèmes écrits en français, par des poètes français ou étrangers. Parmi celles-ci, on peut citer celles de Claude Debussy (Beau soir, de Paul Bourget), Gabriel Fauré (Les Djinns de Victor Hugo ou Chanson d’ Amour d’ Armand Sylvestre), Julien Joubert (Les Ariettes oubliées de Verlaine), Morten Lauridsen (Les Roses de Rainer Maria Rilke), Paul Hindemith (Verger de Rainer Maria Rilke), Henk Badings (Soir d’été de Théodore Botrel), Francis Poulenc (Margoton va t’a l’iau ; chansons françaises), etc.

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Avec le XVIe siècle commence une période brillante pour l’art italien et une des époques les plus riches du développement artistique. La Renaissance exalte la beauté, les sentiments humains, la nature. La musique religieuse garde toute son importance, tandis que la musique profane devient réaliste et expressive. Les compositeurs italiens proposent de nouvelles formes, et passent maître dans l’art polyphonique. 

En 1503, Octave Petrucci de Fossombrone invente les caractères pour l’impression de la musique, permettant la diffusion des œuvres de façon rapide et étendue. 

Des écoles sont établies à Naples, Rome, Florence, Venise ou Milan dans lesquelles des musiciens vont jouer un rôle essentiel dans l’évolution de la musique et produire les plus beaux chefs-d’œuvre de cette période si riche de la musique. On y trouve Luca Marenzio (vers 1550 – 1599), organiste de la chapelle pontificale, considéré comme un des plus grands représentant du madrigal italien, et précurseur de la tonalité moderne, Ludovico Viadana (1560 – 1627) de l’école de Mantoue, Roland de Lassus (1532 – 1594) musicien franco flamand mais qui fit l’essentiel de sa carrière en Italie au point de se faire appeler Orlando di Lasso, Giovanni Croce (1557 – 1609) maitre chapelle à San Marco de Venise, Orazzio Vecchi (1550 – 1605) de Modène et bien sûr le plus grand de tous,  Claudio Monteverdi (1567 – 1643) qui se situe à la croisée de deux univers culturels et musicaux : celui de la Renaissance tardive, lié au Moyen Âge, et celui du baroque naissant. Il est le créateur de l’opéra en Italie et l’un des pères fondateurs de la musique occidentale.

En cette fin du XV° et ce début du XVI° siècle, la polyphonie vocale culmine avec des motets, des chansons polyphoniques et des madrigaux qui mêlent poésie et musique de qualité égale, tout en respectant un équilibre parfait entre contrepoint et homophonie sans nuire à la déclamation des textes. Ces genres de composition se distinguent les uns des autres, et sont tous cultivés avec succès.  

Le Motet est une pièce polyphonique composée sur un texte libre (autre que ceux de la messe), chantés à certains moments de l’office religieux en fonction de la fête concernée. Il existe un répertoire de Motets propres à chaque moment de l’année (Noël, Pâques…). S’ils ont été généralement édités ou copiés sous la forme de livre de chœur, on trouve néanmoins des motets édités en parties séparées, ce qui montre qu’ils pouvaient également être chantés dans un cadre plus intime ou familial.

Genre musical représentatif de la Renaissance française, la chanson polyphonique prend source dans la musique vocale profane du Moyen-Age et son évolution à travers le XVème. Elle sera reprise par certains maitres italiens. La prosodie de la chanson polyphonique adopte souvent des rythmes simples liés à la verticalité, ce qui permet une éventuelle adaptation instrumentale ou un accompagnement. 

Le madrigal est la forme aristocratique de la chanson. Le terme madrigal provient de l’italien “matricale” qui évoque un chant en langue maternelle, italienne, en l’occurrence.  Il est né du mariage de la mélodie populaire italienne et des polyphonies des maîtres franco-flamands établis à Venise. Il se présente comme une polyphonie vocale, en principe non accompagnée, dont le nombre de voix oscille généralement entre 3 et 6. Claudio Monteverdi en sera le maître incontesté.

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